Sport - CYCLISME

Publié le 27/01/2012 | 10:44

Voeckler : "Je ne vais pas changer"

Par Benoît JOURDAIN

Thomas Voeckler ne se fixe pas d’objectifs pour cette nouvelle saison - DENIS CHARLET ©AFP Thomas Voeckler, le chef de file du cyclisme français, est revenu sur son parcours euphorique de 2011 mais celui qui a grandit en Martinique a surtout évoqué la saison 2012 et sa volonté "d’être acteur" dans les courses, lors de la présentation aux médias de son équipe Europcar jeudi à Paris.

Comptez-vous faire aussi bien en 2012 qu’en 2011 ?
Thomas Voeckler
 : "Je ne suis pas du genre à comparer les années. J’ai vécu de super moments en 2011 mais le meilleur moyen de se +planter+, c’est de vouloir faire la même chose, de s’étalonner par rapport à l’année passée. On regarde vers 2012 en travaillant tout en sachant que c’est le sport. Si c’est aussi bien, ce serait... inespéré. En 2009, on a gagné deux étapes dans le Tour et on croyait que ce serait impossible de faire mieux. En 2010, on a gagné deux étapes et le maillot à pois (de meilleur grimpeur) et en 2011 on a eu le maillot jaune et on a fini devant au classement général, Pierrot (Rolland) et moi."

Qu’avez-vous en tête pour le début de saison ?
T. V.
 : "L’an dernier, ma saison était déjà réussie quand je suis arrivé au départ du Tour. J’avais déjà fait mon job, et sur le Tour, ça a marché encore mieux que les autres années. Je suis tout à fait dans cet esprit, de ne pas me fixer de limites quel que soit mon état de forme, même si comme l’an dernier je ne suis pas à cent pour cent. J’avais pourtant pu avoir des résultats. Pour la condition, ça risque d’être pareil cette année, ça ne m’empêchera pas d’être acteur et si ça ne marche pas pour moi, d’aider un autre dans l’équipe. C’est mon état d’esprit. Ce que j’aime dans le vélo, c’est la compétition, je ne vais pas changer."

Qui aura le leadership dans l’équipe au Tour ?
T. V.
 : "C’était exceptionnel l’an dernier parce qu’on avait le maillot jaune. Pierrot (Rolland) et moi étions dans le final des étapes de montagne, c’était totalement nouveau. Si ça devait se reproduire, à moins que l’un de nous soit en tête du général, notre rôle est plus d’attendre, de laisser faire les ultra-favoris et de limiter la casse. J’ai bientôt 33 ans et je n’ai pas peur de dire que si je suis le présent, Pierrot est le présent et surtout l’avenir. Il ne peut pas y avoir de problème entre Pierre, moi et un autre coureur. L’état d’esprit de l’équipe ne date pas du Tour 2011, c’est le même depuis des années."

Pourquoi ne pas fixer le podium du Tour pour objectif alors que vous avez terminé quatrième en 2011 ?
T. V.
 : "J’ai une confiance que je n’avais pas auparavant, c’est sûr. Je sais que j’ai été capable d’être à ce niveau et il n’y a pas de raison que je ne le retrouve pas une fois que je serai en grande condition. Maintenant, il y a les circonstances de course et 90 kilomètres de contre-la-montre individuel cette fois. Je ne peux pas dire que j’y vais pour le podium. J’ai cette particularité d’avancer sans objectif, ça ne veut pas dire sans ambition. Je ne m’interdis rien, j’essaye de ne pas faire de bourdes, de prendre ce qui se présente en m’adaptant aux circonstances et en sachant que c’est toujours dur de frapper là où on est le plus attendu."

Et le Championnat du monde (fin septembre à Valkenburg, aux Pays-Bas) ?
T. V.
 : "C’est une échéance lointaine mais importante. Je suis dans mes meilleures années, ce n’est pas dans sept ou huit ans que j’aurai mon niveau actuel. C’est clairement une période de la saison où j’aimerais bien être en condition pour faire un résultat. Après, il faut se donner les moyens. Le parcours est assez sélectif et j’aimerais bien figurer au championnat du monde. Mais c’est facile à dire en janvier. Ce qu’il faut, c’est être là au dernier passage du Cauberg (la dernière difficulté du parcours) le jour J, moi jusqu’à présent je n’ai jamais été dans le final d’un championnat du monde en position de gagner."

JT en vidéo

Radio MARTINIQUE

Dossier

La présidentielle vue des Outre-mer

Dossiers - ELECTIONS

27/02/2012

La présidentielle vue des Outre-mer

>> Tous les dossiers