Le groupe de cadence martiniquais a célébré son anniversaire sur la scène de la Cigale à Paris
La Perfecta à la Cigale © RFO
Les groupes antillais sont là pour durer. Kassav’ et Malavoi en sont certainement les plus célèbres représentants. Et pourtant, depuis quatre décennies, les sons cuivrés et les voix chantées en harmonie d’une formation ont fait danser plusieurs générations de Martiniquais. Si La Perfecta, qui se voulait à la base une petite formation de bal n’a jamais connu de succès international, la qualité de ses musiciens et de ses compositions a su assurer sa longévité.
Esprit festif
Les quarante ans du groupe ont été célébrés comme il se doit sur la scène de la Cigale à Paris. Pour l’occasion, les chanteurs Marius Priam et Paulo Albin ont remis le pied à l’étrier. Dans le public, beaucoup d’Antillais, bien sûr mais pas seulement. Nombreux sont les habitants de l’Hexagone qui ont découvert l’existence de la formation grâce au film Première étoile de Lucien Jean Baptiste dont elle a assuré la bande-originale. Pour tous, ce rendez-vous était très attendu, ravivant même parfois une certaine nostalgie.
« Parfois, on rencontre des gens qui nous expliquent avoir rencontré leur conjoint sur la musique de la Perfecta », explique au micro de RFO le trompettiste du groupe Cédric Chevignac, trop jeune pour avoir connu les débuts de la formation. Pas de larmes pour autant, la soirée se voulait festive.
« Nous sommes entre la musique latine, haïtienne, martiniquaise. Avec DES voix, et non pas une, qui sont prépondérantes », explique Daniel Ravaud, fondateur de la Perfecta. Une formule efficace, qui devrait encore assurer au groupe de nombreux anniversaires à venir.
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