Jocelyne Beroard © France 2
Alors qu’une compilation intitulé "Yen Ki Lanmou" arrive dans les bacs, Jocelyne Beroard s’apprête à remonter sur la scène parisienne. Elle est à l’Olympia dimanche 22 mai pour un unique concert déjà complet.
Jocelyne Beroard délaisse Kassav’ pour un concert unique à Paris, dimanche 22 mai à 16h, sur la mythique scène de L’Olympia. La chanteuse était revenue chanter l’an passé au Stade de France pour célébrer les 30 ans de carrière du groupe antillais. Parallèlement à sa carrière avec Kassav’, la native de Fort-de-France a enchaîné les succès en solo depuis 1986 et l’album "Siwo" qui comptait notamment le single du même nom et son duo avec Philippe Laville "Kolé Séré". Son dernier album remonte à 2003 (Madousinay).
Etrenné l’an dernier à l’Atrium de Fort-de-France, son concert intitulé "Yen ki lanmou" reprend des titres issus de ses trois albums solo, mais aussi quelques-uns des tubes de Kassav’. Parallèlement au concert, une compilation éponyme est disponible dans les bacs avec des inédits comme "An Limié", interprété avec une chanteuse de ragamuffin, ou "Ahidjéré" tiré de la bande originale du film "L’Exil du roi Behanzin" (1995). "En fin d’année dernière j’ai retrouvé la scène de l’Atrium avec bonheur et une équipe de choc, aussi j’ai eu envie de présenter ce concert à Paris également, à l’Olympia, afin de partager les chansons que je n’ai jamais chantées avec Kassav’, mais aussi celles déjà entendues", explique la chanteuse sur son site Internet. Si elle ne cache pas une certaine angoisse avant de s’attaquer à un lieu mythique, elle a déjà une idée bien défini du concert qu’elle veut donner : "Ne pas ennuyer le public et permettre aux gens de voyager".
Et si le concert tombe le 22 mai, jour de commémoration de l’abolition de l’esclavage en Martinique, Jocelyne Beroard reconnaît que c’est un pur hasard. "C’est la date que m’a proposé le manager", confie-t-elle au site fxgpariscaraibe.com. "Quand il m’a dit ça, j’ai pensé ’houlala’ puis, dans l’instant, ’c’est parfait !’ J’ai un titre dédié aux ancêtres et ce sera l’occasion de le jouer."
Menant de front deux carrières, elle sait l’importance du succès de l’une sur l’autre. Et si ses concerts individuels se font rares (deux en 25 ans de carrière, en 2005 et 2010 !), c’est avant tout parce que le groupe de zouk, qu’elle avait rejoint en 1983, reste sa priorité. "Avec Kassav’, on reste difficilement en place", justifie-t-elle.
Les derniers commentaires ( Nombre de commentaires )
cliquez ici

Le journal de MARTINIQUE
